Gilbert Salachas se souvient…

(Première moisson)

Je me souviens des alertes pendant la guerre.

Je me souviens comme on avait peur.

Je me souviens de Laurel et Hardy, de Charlot et Buster Keaton et des chenapans de « Our gang ».

Je me souviens du « Tango des roses » et de « la Paloma ».

Je me souviens des buttes rouges, appellation fautive pour “square du chapeau rouge”.

Je me souviens de la bande de copains qui s’y retrouvait régulièrement.

Je mes souviens de l’affiche du film “La Belle et la Bête”, très belle, et de celle des confitures Bannier, très quelconque.

Je me souviens de Micheline Presle, Fernand Gravey, Raymond Rouleau.

Je me souviens de Ginette Leclerc, de Viviane Romance, de Mireille Balin et de Colette Darfeuil.

Je me souviens du cinéma « Le Béarn » au Pré-Saint-Gervais, qui évoquait la province comme dans la chanson de Charles Trénet “Mon vieux ciné”.

Je me souviens des lithinés du docteur Gustin et de la Jouvence de l’Abbé Souris.

Je me souviens de Dorothy Lamour, la femme la plus belle du monde.

Je me souviens de Charles Rigoulot, l’homme le plus fort du monde.

Je me souviens d’Ava Gardner, le plus bel animal du monde.

(Ava, dans LES TUEURS, avec Edmond O’Brien)

Je me souviens de Lauren Bacall, “The Look”.

Je me souviens de Frank Sinatra “The Voice”.

Je me souviens de la rue David d’Angers que l’on remontait en vélo, accroché à l’arrière des camions.

Je me souviens de la saison des billes, des calots en acier, des agates de verre coloré.

Je me souviens du Lycée Rollin  rebaptisé Jacques Decour en hommage à un professeur d’Allemand résistant et fusillé qui s’appelait Daniel Decourdemanche.

Je me souviens des « beaux dimanche »s que chantait Georges Ulmer qui chantait aussi « Un monsieur attendait », « J’ai bu », etc.

Je me souviens du moût de raisin, des bananes séchées, des gâteaux vitaminés et de la phrase en faux latin : “Sumpti domestica portavit legato vita minae” et on ajoutait “alacrem eorum”.

Je me souviens de la rue François Pinton, fausse impasse avec deux échappées par un tunnel et par une volée d’escaliers.

Je me souviens d’André, « le chausseur sachant chausser » et du bonhomme Nicolas avec un éventail de bouteilles à chaque main.

Je me souviens de Rellys dans « Narcisse ».

Je me souviens de Danny Kaye, de « Civilisation », des Andrews Sisters, plutôt tartes, d’Ella Fitzgerald, de « Cow-boy Boogie ».

Je me souviens des petites villas du quartier de la Mouzaïa et des carrières d’Amérique.

(à suivre)

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s